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Chronique : Days de James Lovegrove

Je me souviens ce jour fortuné où je flânais dans les rayons de Gibert-Joseph, en quête de prochaines lectures. C’est alors que j’ai pris ce livre, en ai lu le résumé, et, décidant que je ne pouvais pas passer à côté d’une si bonne affaire – une occasion à moins d’un euro, ce livre est rentré avec moi et à pris place dans ma bibliothèque. Est venue l’heure de faire une chronique sur ce livre, Days, de James Lovegrove :

Couverture du roman Days de James Lovegrove. Le nom de l'auteur, le titre et le genre "science-fiction" sont dans le coin supérieur droit, écrits en blanc. L'image représente l'intérieur d'un centre commercial. Un escalator traverse la couverture. Il y a des silhouettes noires dessus.

Titre : Days

Auteur : James Lovegrove

Editions : J’ai lu

Illustration de couverture : Marc Simonetti

Traduit de l’anglais par : Nenad Savic

Days, une satire de la société de consommation :

Days est le nom « du plus grand gigastore du monde ».

Rien que ça.

Dès les premiers chapitres, on remarque que le logo de cette entreprise est absolument partout. Days est un élément omniscient dans la vie des gens. Leur symbole est leur publicité.

Au point d’en être inquiétant.

*tousse* propagande *tousse*

On suit l’histoire de plusieurs personnages, des clients et des employés, et il est possible de voir les différentes visions qu’ils entretiennent du magasin.

Ce qui est intéressant, car les clients ont un point de vue externe : ils voient la beauté, la grandeur du magasin. On partage, ou du moins on comprend, leur émerveillement. On se rend compte de l’emprise que le magasin à sur eux, les poussant à acheter toujours plus.

Et il y a les employés, les vendeurs et les membres de la sécurité – dont fait partie notre personnage principal, qui eux voient ce qui se passe en coulisses. Ils apportent un point de vue sur les clients et sur le fonctionnement de cette entreprise géante qu’est Days. Et on remarque que, d’une certaine manière, eux aussi sont soumis à son emprise.

Gros plan d'une carte de crédit "Gold".
Acheter pour exister. Ne vivre que pour consommer.

Ce qui m’a plu dans ce livre :

La plume de l’auteur

Dès la première phrase – je ne plaisante pas – j’ai su que la plume de l’auteur allait me plaire. Il emploie une métaphore visuelle pour décrire le ciel qui m’a fait visualiser la scène et plonger dans l’histoire. Tout au long du récit, des descriptions et des dialogues, j’assistais aux scènes comme dans un film.

L’intrigue

– No spoiler –

La manière dont les chemins des différents personnages finit par se croiser est excellente. Je n’en dirais pas davantage pour ne pas spoiler l’histoire. Sachez seulement que James Lovegrove sait faire monter la tension jusqu’à la toute fin.

L’univers a un je-ne-sais-quoi de dystopique

La manipulation commerciale d’un magasin imposant, gigantesque, quasi un mini pays qui ne se plie qu’à ses propres lois, où tout est réfléchit pour donner envie aux clients d’acheter, même ce dont ils n’ont pas besoin.

L’obsession des personnes à vouloir ouvrir un compte chez Days, passer des journées entières à regarder les vitrines dehors ou dans le magasin pour acheter, acheter et acheter, sans soucis des endettements auxquels ils s’exposent…

L’histoire de ce roman pourrait prendre place dans un futur pas si lointain, voire même à notre époque. Elle révèle des vérités dérangeantes et parfois inquiétantes.

Pin "Chronique - Days de James Lovegrove". Photo d'un petit cadie de courses bleu.

Si vous aimez le genre de la satire, en particulier concernant notre société de consommation, Days de James Lovegrove est une lecture pour vous !

Lire une autre chronique.

Salutations ! Je suis Axelle, étudiante en Lettres Classiques, blogueuse littéraire créatrice et rédactrice de l'Alcôve aux histoires. Rêve et objectif : devenir autrice et vivre de ma plume.

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