Chronique : La Métamorphose, Franz Kafka

Last updated on 7 mars 2021

Connaissez-vous le mot « kafkaesque » ? Si la réponse est non, vous devinez sans doute – de par le titre de l’article du jour – que cet adjectif fait référence au style d’écriture de Kafka. Mais bon, difficile de se représenter le style de Kafka si on ne l’a jamais lu – ce qui était mon cas, jusqu’à la lecture de La Métamorphose.

Couverture de la nouvelle La Métamophose de Franz Kafka, collection Folio classique. Un gros insecte vert est sur le dos au milieu de la couverture et est traversé par une tige en métal.

Titre : La Métamophose

Titre VO : Die Verwandlung

Auteur : Franz Kafka

Traducteur : Claude David

Pages : 144

Editions : Gallimard (collection Folio classique)

Date de parution : 01/01/2015

ISBN : 978-2-07-046287-2

Note :

Avez-vous déjà imaginé un cancrelat, de la taille d’un homme, qui se cacherait derrière une porte et dont vous ne verriez que la tête, penchée pour vous observer ? Non ?… C’est une image dérangeante, n’est-ce pas ?

Personnellement, un frisson d’horreur m’a parcouru lorsque je me suis représenté cette image.

La Métamorphose est une lecture délicieusement dérangeante. Après avoir lu la préface, j’ai dévoré le récit d’une traite. Kafka nous raconte la métamorphose d’un homme, et c’est une histoire dont la situation est tellement étrange et perturbante qu’il est impossible de poser le livre avant de l’avoir terminé. J’espère avoir le temps de lire d’autres titres de Kafka d’ici la fin de l’année, et de replonger dans cet univers « kafkesque » !

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Mon unique regret fut d’avoir lu la préface.

Je m’explique : bien que je connaissais le titre et le nom de l’auteur, tous les éléments de l’histoire de La Métamorphose m’étaient inconnus. Quelle était l’intrigue, les personnages principaux, les lieux de l’action – j’aurais été incapable de vous répondre. Titre connu mais découverte totale ; Lorsque j’ai eu le livre entre les mains, je n’ai même pas osé jeter un œil à la quatrième de couverture ! Et plus important, je ne connaissais pas la fin ! (Ne vous inquiétez pas, je ne vais rien dire là-dessus.)

J’aurais dû savoir, évidemment, que lire la préface allait me spoiler. Pauvre de moi. Le pire dans cette affaire : cette préface de Claude David était très intéressante ! Au moins je le saurai pour la prochaine fois : si je veux découvrir l’histoire d’un livre (d’un « classique » surtout) au fil de la lecture, il ne faut pas lire la préface* !

*ou alors la lire à la fin


Avant d’oublier : j’ai aussi lu les Poèmes de Sappho le mois dernier. Voici l’avis que j’ai posté sur Goodreads !

Poèmes by Sappho

My rating: 5 of 5 stars

Les poèmes de Sappho, ou, du moins les fragments qu’il en reste. Mais mieux vaut des fragments que rien du tout. Surtout que ce qu’il reste de l’œuvre de la poétesse est beau.

La lecture est rapide. Le texte est beau. Parfois, un fragment de poème constitue une ligne, une poignée de mot, ou un mot solitaire.

Par ailleurs, la présentation de Jackie Pigeaud est très intéressante et pousse à aller lire et apprendre davantage sur « la dixième Muse ».


Avez-vous déjà lu un titre de Kafka ?

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