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Chronique : Le portrait de Pierre Assouline

Couverture du roman Le portrait de Pierre Assouline publié aux éditions Gallimard

Titre : Le portrait

Auteur : Pierre Assouline

Couverture : La Baronne James de Rothschild, Ingres (1848)

Editions : Gallimard

Date de parution : 2007

Pages : 320

ISBN : 978-2-07-077614-6

Note :

« Et si un tableau pouvait parler ? Dire tout ce qu’il voit et tout ce qu’il entend, partout où il est accroché ?

Le portrait de la baronne Betty de Rothschild, peint par Ingres en 1848, raconte, à travers ce roman surprenant, un siècle et demi des fastes et des tourments de sa famille, l’une des dynasties financières les plus légendaires et secrètes d’Europe. »

Résumé de la quatrième de couverture

Dès le début de la lecture, nous sommes plongés dans une abondance de richesse. Richesse aussi bien culturelle que matérielle en raison du statut social de la famille Rothschild.

Pour tout dire, le XXème siècle n’est pas l’époque qui m’intéresse le plus. Le nom Rothschild ne m’était pas inconnu, mais il ne m’était pas pour autant familier. Si j’ai acheté ce livre c’est parce que :

  1. La couverture a accroché mon œil. Le tableau de Ingres est vraiment beau.
  2. Je voulais savoir ce que ce tableau avait à raconter.

J’ai aimé dans ce livre le concept d’assister au déroulement de l’Histoire du point de vue d’un personnage historique. A travers les yeux du portrait de la baronne nous sommes au cœur des évènements. Nous assistons au déroulement de soirées mondaines, aux rencontres de grands personnages. Nous sommes, aux côtés de ce portrait, témoin des conflits et des guerres qui ont ébranlés le siècle.

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Dans les premières pages, il y est difficile de se sentir proche de Betty de Rothschild. Certainement dû au fait que nous sommes issues d’époques et de milieu différents.

Mais rapidement un attachement se crée : on voit que la baronne est généreuse et que l’attachement qu’elle porte à son patrimoine est affectif. Chaque tableau, chaque œuvre d’art, est associé à une personne ou un souvenir d’une période de sa vie.

De nombreux artistes célèbres sont mentionnés. Des peintres, des écrivains, et des compositeurs, français et étrangers, contemporains de la baronne. Toutes ces références m’ont permis de découvrir de nombreuses tableaux et pièces musicales.

De grands personnages politiques sont également présents. La famille Rothschild est une puissance financière de son époque. Elle est également une famille juive. Dans le climat antisémite de la guerre nous voyons les liens de cette famille en France et en Europe, et les manœuvres qu’elle effectue pour s’en sortir et échapper aux nazis.

J’en ai appris sur la famille Rothschild, et par la même occasion j’ai revu des moments importants de l’histoire française. En bref, ce roman était une lecture instructive et agréable.

Ce livre me fait penser aux Fourmis de Werber : bien qu’il s’agisse d’une fiction, Pierre Assouline a écrit le roman avec une telle attention du détail, et une plume si fluide qu’elle sonne vraie, que je ne douterais pas une seconde que le portrait soit doté d’une conscience.

Si un jour j’ai l’opportunité de voir le portrait de la baronne Betty de Rothschild, une chose est sûre : je penserai à ce roman.


Epingle Pinterest : Le portrait de Pierre Assouline

Si vous aimez l’Histoire (française) et les fictions historiques Le portrait de Pierre Assouline devrait vous plaire.

Salutations ! Je suis Axelle, étudiante en Lettres Classiques, blogueuse littéraire créatrice et rédactrice de l'Alcôve aux histoires. Rêve et objectif : devenir autrice et vivre de ma plume.

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