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Chronique : Manuel de dramaturgie à l’usage des assassins de Jérôme Fansten

Manuel de dramaturgie à l’usage des assassins de Jérôme Fansten – l’histoire de deux frères partageant une même identité…

Couverture du roman. Tout est écrit en lettres capitales. Le nom de l'auteur, Jérôme Fansten, est tout en haut en lettres noires. Il y a en-dessous une rangée de trois têtes de morts noirs. Au centre de la couverture, le titre du roman, en lettres rose. Une autre rangée de trois têtes de morts en dessous, puis l'indication "Roman". Le nom de l'éditeur est en lettres blanche sur un carré bleu en bas à gauche.

Titre : Manuel de dramaturgie à l’usage des assassins

Auteur : Jérôme Fansten

Photo : © OlgaSha / Shutterstock

Pages : 512

Editions : Pocket

Date de parution : 2015 (Editions Anne Carrière)

ISBN : 978-2-266-26281-1

Note :

Résumé de la quatrième de couverture :

« Deux frères. Une même identité. Deux tueurs qui se partagent la même vie, un jour l’un, un jour l’autre, les mêmes filles, la même vengeance sanglante. Et le goût du crime bien fait…

Si l’assassinat peut se considérer comme un art, Jérôme Fansten y est passé maître-orfèvre. Rythme, personnages, style : tout y est. Avec même des conseils pratiques pour les assassins débutants. Et des doutes lancinants sur ce qui est vrai ou pas… »

Apparences trompeuses

La couverture est ce qui m’a attiré en premier. La mise en page des illustrations et du titre sont les éléments qui m’ont poussé à prendre ce livre. Si ça n’avait été que pour le résumé, il ne serait pas dans ma bibliothèque.

Les résumés comme celui-ci me font grimacer, car je sais d’emblée que je m’éloigne de ma zone de confort : ce n’est pas un roman jeunesse ou jeune adulte, pas de magie et pas d’univers parallèle en perspective… là, il s’agit d’un roman « d’adulte ».

Après avoir quelques pages, j’ai pensé trois choses :

1)  » Ça va être long. »

2) « Une fois ce livre terminé, je le vendrai. »

3) « Je ne ferai pas de chronique dessus. » Faire une chronique simplement pour cracher sur un livre ? autant ne pas en écrire. Je me serais contentée de mettre une étoile ou deux sur Goodreads pour dire que je n’avais pas aimé, puis je serais passée à autre chose.

En clair, c’était plutôt mal parti.

Et pourtant, nous voilà, avec trois étoiles et une chronique !

La première partie

J’ai vécu les 200 premières pages de la façon suivante :

Le roman n’est pas, à proprement parler, divisé en deux parties. Il s’agit de mon ressenti : les 200 et quelques premières pages ont été laborieuses à lire, tandis que les suivantes se sont enchaînées sans que je ne m’en rende compte. D’où la division.

Le début traînait en longueur, les personnages étaient agaçants, les relations qu’ils entretenaient emplies de fausseté*… il y avait une intrigue, qui donnait sens au titre, mais il manquait quelque chose. Cette lecture m’ennuyait et je ne voyais pas allait l’histoire.

Deux raisons m’ont poussé à continuer :

  1. Je n’aime pas abandonner une lecture en cours.
  2. Une information donnée page 47 floute la barrière entre la fiction et le réel – impossible alors d’abandonner sans connaître le fin mot de l’histoire. Curiosité, quand tu nous tiens.

Pour ce qui est du style de l’auteur

La narration est à la première personne. Nous suivons donc le personnage principal. Personnage principal qui est une des raisons qui m’a fait lever les yeux au ciel tant de fois. Il avait un je-ne-sais-quoi de terriblement agaçant.

Pourtant dans la seconde partie le ton ne m’a pas dérangé. J’ai même pris du plaisir à lire et le personnage principal m’est presque devenu sympathique : peut-être parce qu’il me fallait un temps d’adaptation, ou alors en raison d’un autre facteur lié à l’augmentation de la tension.

*ce qui peut se justifier en raison du cadre et du contexte, mais il y avait un arrière-goût amer à cela – comme si la sincérité et la bienveillance étaient des concepts auxquels seuls les idiots croyaient encore. Du moins, c’est comme ça que je l’ai perçu.

Manuel de dramaturgie…

Même si le début paraît long, accrochez-vous et finissez ce livre. Ne laissez pas tomber en cours de route. Une fois parvenu à la fin, le titre prendra sens.

Comprenez : le titre correspond à l’histoire dès la première partie, mais ce n’est qu’en parvenant à la fin qu’il prend, et que l’intégralité de l’histoire prend, une tout autre dimension.

Il ne s’agit pas de grandes révélations, fanfares et feux d’artifices. Mais, pour le dire en peu de mots : ce livre porte bien son nom. Je pense qu’il peut devenir une ressource utile pour quiconque souhaite écrire et construire une histoire.

Dans l’ensemble, le Manuel de dramaturgie à l’usage des assassins de Jérôme Fansten est un bon livre. Je pense qu’il s’agit du genre de roman qu’il faut lire soi-même pour en comprendre le fond.

Lire des genres qu’on ne lit pas d’habitude est toujours bien; je ne relirais pas ce manuel de sitôt, mais je ne pense pas le vendre comme j’avais prévu de le faire initialement. 😉



Pin - Manuel de dramaturgie à l'usage des assassins de Jérôme Fansten. L'image d'arrière-plan est une photo de crâne sur fond noir.

Est-ce que vous allez jusqu’au bout d’une lecture même si le début ne vous plaît pas ?

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Salutations ! Je suis Axelle, étudiante passionnée de langues anciennes et de civilisations disparues, blogueuse littéraire créatrice et rédactrice de l'Alcôve aux histoires, et écrivaine aspirant à être publiée (auteure est un métier artistique, mais un métier quand même).

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