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Le coronavirus, du point de vue d’une lectrice

Bonsoir, l’article arrive tard. D’ailleurs, nous sommes dimanche. J’étais censée poster la nouvelle #6 du défi Bradbury (pour lequel je suis si en retard ahah) – mais aujourd’hui je voulais discuter du coronavirus.

Je sais, je sais : « Coronavirus par-ci, coronavirus par-là. » Ce virus est l’unique sujet d’actualités depuis plusieurs semaines et génère beaucoup, beaucoup, d’angoisse.

« On se croirait dans un roman de science-fiction. »

A partir de cette pensée, je me suis demandée si le coronavirus était pire ou non, que tous les autres virus qui existaient dans les romans de fiction, et s’il annonçait, ou pas, la fin de notre monde.

Voilà donc pour vous : Le coronavirus, du point de vue d’une lectrice.

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Fiction/réalité :

Si j’ai décidé d’écrire un article sur le coronavirus c’est, en partie, parce qu’en tant que lectrice j’aime lire des histoires de dystopies, avec des pandémies, des catastrophes naturelles ou des accidents chimiques.

Rien que des choses très sympathiques, vous l’aurez compris.

Il y a de nombreux titres sur le marché de romans d’anticipation de catastrophes naturelles, d’accidents nucléaires, de virus et autres maladies qui tuent les gens et/ou les transforment en zombies – idem pour les séries et les films.

Ces histoires m’attirent car elles permettent d’imaginer les réactions des gouvernements et des populations face à des situations terribles. Et elles permettent aussi de se demander : « qu’est-ce que je ferais à leur place ? »

Pour n’en citer que quelques un :

  • La série The Maze Runner de James Dashner
  • Autumn de Jan Henrik Nielsen
  • The Girl With All The Gifts de M. R. Carey
  • The Lunar Chronicles de Marissa Meyer
  • The Rain de Virginia Bergin

Il en existe plus qu’il est possible d’en compter – faites un tour sur Goodreads et vous trouverez des centaines de pages de suggestions !

Coronavirus (COVID-19) : le début de la fin du monde ?

Le coronavirus a le statut de pandémie car il s’est propagé partout dans le monde. Et aux premiers abords, nous semblons vivre un scénario catastrophe :

COVID-19 OU « COMMENT BIEN COMENCER L’ANNEE »

Couverture médiatique énorme

Titres inquiétants dans les journaux. Cascade de chiffres : nombres de contaminations qui se comptent par millions, nombres de morts qui se comptent par milliers. Sans compter les fake news.

On dirait qu’il n’existe plus rien en dehors de ce virus.

Anxiété, bonjour.

Réaction des gens

L’égoïsme des gens est ce qui me sidère le plus depuis le début.

Entre supermarchés vidés et pharmacies en rupture de stock de masques et de gel hydroalcoolique…

Vous avez forcément entendu parler ou vu cette vidéo dans laquelle deux femmes se battaient pour du papier toilette*.

Et il y a aussi ceux qui sont totalement égoïstes en refusant de respecter les règles sanitaires. Voyez par vous même dans la vidéo ci-dessous. C’est aberrant.

Vidéo : Le coronavirus, les clients de ce marché parisien s’en fichent.

*D’ailleurs je ne comprends pas le truc avec le papier toilette. Le virus ne donne pas la diarrhée que je sache. Si ?

Relativiser

Commençons par prendre une profonde inspiration.

Puis une longue expiration.

Bon, quand je dis « relativiser » je ne veux pas dire que ce virus est inoffensif, qu’il doit être traité à la légère ou que les mesures prises (ici en France la fermeture des établissements scolaires de la crèche à la l’université, la fermeture de certains commerces et l’interdiction des rassemblements de plus de cent personnes) sont excessives. Pas du tout.

Le coronavirus est dangereux et mortel. Et certaines personnes sont plus fragiles que d’autres face à lui. Depuis son apparition ce virus est une source majeure de stress et d’angoisse pour le monde entier – ce qui peut mener des gens à paniquer.

Mais.

Dans le fond, ce virus, qu’est-ce que c’est ?

« … un virus ? » je vous entend répondre avec une note d’incertitude dans la voix.

Parfaitement, c’est un virus. Cela signifie qu’on ne peut que s’en remettre aux médecins et aux scientifiques pour fabriquer un vaccin. On peut faire de la prévention et limiter la propagation du virus à notre niveau en évitant les contacts humains et en faisant les gestes pour se protéger.

Et si on tombe malade ?

Si on tombe malade, il faut – tout d’abord rester chez soi et contacter son médecin – et s’en remettre une fois de plus au corps médical soignant, et espérer la guérison. Je ne vois pas ce qu’on peut faire d’autre.

Nous savons que la situation est difficile pour les infirmières et infirmiers, les médecins, les urgentistes, et tous les membres du personnel travaillant à l’hôpital. Ce que nous pouvons faire, nous citoyens lambda, c’est leur faciliter leur travail :

  1. En suivant les consignes d’hygiène et de prévention données.
  2. En restant chez soi au maximum et en évitant les rassemblements.
  3. En gardant son calme et en contactant son médecin traitant en cas de symptômes. Si vous avez des symptômes ne sortez pas de chez vous.

Point de vue de lectrice

En tant que grande amatrice de science-fiction, d’anticipation, de dystopie et de post-apocalyptique, je pense pouvoir dire que ce virus… clairement, ce n’est pas la pire chose qui aurait pu nous arriver.

Certes, ce que nous vivons présente des similitudes parfois troublantes avec la fiction. Similitudes qui font froncer les sourcils et échapper des rires nerveux.

A lire : un article que j’ai lu sur la plateforme Les Blogueuses « Quand la réalité semble rejoindre la fiction » .

Cependant, après avoir mis en relation ce qu’on aurait pu avoir (autrement dit ce qui existe en fiction) et ce qu’on a à la place… nous ne sommes pas si mal lotis.

  • Des zombies ? – nope.

Ce virus affecte les gens sur leur système respiratoire et se transmet d’humain à humain… sans aucunes pertes de capacités mentales. Les gens ne se mordent pas pour se transmettre le virus, ils se toussent dessus.

Donc, oui, ce virus tue des gens – ce qui est terrible – … mais au moins ils restent morts*; donc l’apocalypse zombie n’est – heureusement – pas pour aujourd’hui.

Je ne sais pas vous, mais l’idée de me faire courser par des cadavres est loin d’être réjouissante et je me passerait bien de l’expérience pour encore quelques milliers d’années. Merci bien.

*je ne suis pas en train de me moquer des victimes, ne me tapez pas dessus.

  • Eau toujours potable ? – yep.

Ce virus n’est pas dans l’eau.

Dans The Rain de Virginia Bergin, le virus rend l’eau mortelle pour les humains. Oui, seulement pour les humains. Nous pouvons parler, pardonnez mon langage, d’un gros Fuck You de la part de Mère Nature.

Un simple contact suffit à vous tuer dans les minutes qui suivent. Vous imaginez ? Nous, humains, composés à 70% d’eau et vivant sur une planète surnommée « la planète bleue » , incapables de toucher ou boire de l’eau – qu’elle vienne du robinet ou des nuages ?

Can you imagine the freaking nightmare ?

Et puis à long terme il aurait été impossible de s’alimenter. Bah oui. Les plantes et les animaux boivent de l’eau.

, pour le coup, il y aurait de quoi paniquer.

Dans The Girl With All The Gifts*, de M. R. Carey, le virus qui transforme les gens en zombie est, si mes souvenirs sont exacts**, à l’état de spore. Autrement dit, le virus est dans l’air. Ce qui veut dire qu’il devient impossible de respirer.

Fort heureusement pour nous, le coronavirus se contente des humains et n’altère pas l’eau et l’air qui nous sont indispensables.

*livre excellent si je puis me permettre.

**A moins que ce ne soit par la sueur… hm. Je suppose qu’il me faudra relire le livre, pour être sûre.

Donc : est-ce que l’air est toujours respirable ? réponse – yep, it is. Et est-ce qu’on pourra se nourrir pour les mois à venir ? – also yes.

  • Dieu merci il s’agit d’un virus et pas d’une Créature™.

Vous imaginez si du jour au lendemain nous étions attaqués par des créatures hypersensibles au bruit comme dans A Quiet Place ? Ou par des créatures que nous ne pourrions pas voir comme dans Bird Box ? – bon, techniquement, on ne peut pas voir le virus non plus… à l’oeil nu !

  • Est-ce qu’on a un moyen de vaincre ce virus ? – yup.

Pas tout de suite. Evidemment. Mais nous en aurons un.

Un virus, avec un vaccin, ça se soigne.

Nous sommes au XXIème siècle. Côté science et médecine, je pense que nous avons des personnes et du matériel sur qui nous pouvons compter.

Et en restant confiné chez nous, nous aidons à lutter contre la propagation de ce virus.

D’ailleurs ce virus, il n’est pas spécial : il rend malade. Très malade, certes. Mais il n’est pas le seul ! Les humains tombent malades tout le temps !

Une fois qu’il y aura un vaccin on y portera autant d’attention que la grippe saisonnière.

(Mais ce n’est pas une raison pour le sous-estimer à l’heure actuelle).

La fin du monde ? Pas tout de suite.

Nous avons toujours l’eau potable et courante, l’électricité, et Internet – Internet qui nous connecte et fait que nous savons en temps réel comment évolue la propagation du virus dans tous les pays.

Pour ce qui est de pénuries alimentaires, je ne pense pas qu’en France nous risquons grand-chose. Sauf si les gens continuent à vider les supermarchés de manière égoïste et inconsidérée. :)))

A mon humble avis de lectrice, avec le coronavirus, je pense donc que nous sommes loin – loin – de la fin du monde.

Petit mot de fin :

J’avais besoin d’écrire ce billet pour extérioriser et relativiser. Lorsque le stade 3 a été déclaré en France je tremblais de stress.

Nos vivons, indéniablement, un moment de crise sanitaire terrible. Et j’espère que mes paroles ne seront pas mal interprétées – je n’ai pas pour intention de minimiser la situation, ou de me moquer des victimes de ce virus ou de leur famille.

Mettre le coronavirus en parallèle avec de la fiction, même s’il s’agit de fiction, ça m’a aidé à souffler un peu. J’espère que lire vous aura aussi aidé.

Il est important de garder la tête froide, et même si rester informé est primordial, je pense aussi qu’il est nécessaire de mettre un peu de distance entre nous et l’avalanche d’informations anxiogènes constante.

Quoi qu’il advienne, je vous souhaite une bonne santé à vous et à vos proches.

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Si vous avez envie de vous exprimer, les commentaires sont là pour vous.

Salutations ! Je suis Axelle, étudiante en Lettres Classiques, blogueuse littéraire créatrice et rédactrice de l'Alcôve aux histoires. Rêve et objectif : devenir autrice et vivre de ma plume.

2 commentaires

  • Lauverway

    Coucou ! J’adore ton avis haha, j’ai souris à de nombreuses reprises ! Habituée à lire des gérémiades sur le coronavirus là au moins c’est marrant ! Et qu’est-ce qu’on en a besoin ! C’est tellement original de l’avoir mis en parallèle avec des lectures et pourtant c’est si évident ! On a globalement la même vision sur ça et c’est super !
    Bon courage pour la suite du confinement tout de même !

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