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Peut-on avoir trop de livres ?

Le 15 mai, ma famille et moi avons enfin pu déménager. Or, qui dit déménagement dit cartons. En l’occurrence, des cartons majoritairement remplis de livres. M’est alors venue la question, tandis que je contemplais avec un brin de désespoir toutes ces boîtes à transporter : « Peut-on avoir trop de livres ? »

Message important du 31 mai concernant le blog – et mon accès très limité à internet.

Epingle Pinterest : "Peut-on avoir trop de livres ?"

Un déménagement pour prendre du recul

Rien de mieux qu’un déménagement pour se rendre compte du nombre de livres qu’on possède. Dans l’idée, je savais que j’en avais (beaucoup). Mais comparé à ce que je pouvais voir sur Bookstagram, ma bibliothèque était modeste.

Ah, Bookstagram : des photos de bibliothèques montant jusqu’au plafond. Des étagères débordants de livres rangés selon les couleurs de l’arc-en-ciel. Le rêve. L’Aesthetic Absolu.

Plus il y en a, mieux c’est.

(Ou pas).

Ma bibliothèque a pris plus de la moitié de mes cartons. Dois-je rire ou pleurer que 80% de mes possessions soient des bouquins ? Je préfère en rire. Mes bras et mon dos, en revanche, ont clairement pleuré lorsqu’il a fallu porter toutes ces boites. Ahah, souffrance.

Je disais donc : comparé aux bibliothèques d’autres lectrices, j’avais dans l’idée que la mienne était modeste. Mais je possède une 300aine de livres (romans, quelques mangas, et deux-trois bandes-dessinées). Trois cent, c’est… un beau nombre.

A ce jour, je ne les ai pas tous lu. Evidemment.

Une grande partie de ma PAL est un amas de « classiques » achetés pendant mes années collège et lycée, et que j’ai l’intention de lire (un jour). Il y en a d’autres, en revanche, dont je pense me débarrasser. Soit en les donnant, soit en les vendant : des romans qui ne m’ont pas plus, d’autres qui plairaient à de plus jeunes lecteurs… Il ne sont pas nombreux, mais ça libère de la place.

Transporter ces ouvrages – outre l’effort physique que ça a nécessité – m’a fait réfléchir au fait de posséder. Je n’achète pas souvent, ni beaucoup, de livres (neufs). Pourtant je suis, ou j’étais, une grande lectrice; rien à voir avec la taille de ma bibliothèque.

Trop de livres : acheter vs emprunter

Les librairies

Les moments où je suis capable de dépenser beaucoup en une fois, c’est lorsque je mets les pieds dans une librairie Gibert.

Les livres neufs ont un coût que je ne peux pas tout le temps me permettre (même si le livre a l’air excellent). C’est pour ça que j’aime Gibert. Il est possible de trouver de véritables pépites dans le rayon occasion. Je ne compte plus le nombre de fois où je suis repartie avec une dizaine de livres pour une vingtaine d’euros. Un pur bonheur. C’est d’ailleurs là que j’ai trouvé le premier tome d’Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir.

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Article à lire de Nicolas Gary sur ActuaLitté : Gibert Joseph : le choas de la reprise, sur fond de liquidation de librairies

La médiathèque

Dans ma jeunesse, la médiathèque était ma seconde maison. Je m’y rendais très souvent et je pouvais y passer des heures. Ma carte d’abonnement était mon bien le plus précieux. A chaque visite je repartais le sac chargé. Et quelle satisfaction de voir la liste de livres empruntés s’étendre en un ruban interminable !

Que de bons souvenirs de cet endroit.

Le temps passant, je m’y suis rendue de moins en moins. Je ne parvenais plus à me concentrer pour lire. Inutile alors d’emprunter quinze livres si c’est pour les retourner intouchés. Pas vrai ?

L’alternative numérique

Un livre physique prend de la place. Avoir une liseuse présente de nombreux avantages.

L’exemple le plus évident serait pour partir en voyage : on choisit un livre papier, et on emmène le reste de sa bibliothèque dans son sac. Pratique. Je pense aussi que ça peut être un bon moyen de tester un livre. On le lit sous format numérique, et s’il nous a vraiment, vraiment, plu, on peut décider par la suite d’acheter sa version papier. De cette façon, notre bibliothèque physique ne serait constitué que des « meilleures » oeuvres.

Mais là encore, il faut pouvoir – et vouloir – investir dans une liseuse. Honnêtement, ce n’est pas ma priorité du moment.

Se poser une limite… ou pas

Trois cent livres, c’est beaucoup. Trop, peut-être ?

Comme dit précédemment, je compte me séparer de certains. En revanche, je ne vais pas réduire à un nombre précis. Ne garder que dix livres ? Non merci.

Avoir une grande bibliothèque n’est pas une mauvaise chose. Il s’agit plus d’être honnête avec soi-même : « est-ce que j’achète pour moi, ou pour montrer aux autres ce que je possède ? » . Un livre, en tant qu’objet, dégage quelque chose. Même si on ne relit pas un roman tous les quatre matins, si certains restent intouchés pendant plusieurs années, être entourée par ces écrits est apaisant. Et puis, entre nous, n’est-ce pas agréable d’avoir un livre qu’on aime à portée de main ?


Epingle Pinterest : "Peut-on avoir trop de livres ? - Lorsqu'un déménagement fait prendre conscience de la taille de sa bibliothèque".

Est-ce que vous pensez qu’il y a trop de livres dans votre bibliothèque ?

Salutations ! Je suis Axelle, étudiante passionnée de langues anciennes et de civilisations disparues, blogueuse littéraire créatrice et rédactrice de l'Alcôve aux histoires, et écrivaine aspirant à être publiée (auteure est un métier artistique, mais un métier quand même).

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