Scriptorium

Pourquoi est-ce difficile d’écrire ?

Ce n’est pas tant l’acte d’écrire qui est difficile que le fait de le commencer. La question « pourquoi est-ce que je n’arrive pas à écrire ? », m’est venue parce que j’ai pris du retard dans le défi Bradbury. Le challenge consiste à écrire une nouvelle par semaine; chose étrange, ce ne sont pas les idées qui manquent et pourtant je n’écris pas.

Article lié : Défi Bradbury

Il y a un proverbe qui dit – si ma mémoire ne me fait pas défaut – qu’identifier le problème c’est le résoudre à moitié. Aujourd’hui nous allons donc nous pencher sur les sources de blocage qui nous empêche d’écrire.

Pin : Pourquoi est-ce si difficile de se mettre à écrire ?

1. Douce procrastination.

Pourquoi, là, tout de suite, maintenant, je n’écris pas ?

Pas le temps. Je dois finir une tâche ménagère. Mon bus part dans quinze minutes, j’écrirais en rentrant. Inconsciemment (ou consciemment) nous trouvons des excuses pour ne pas écrire.

La procrastination est étroitement liée au perfectionnisme, et à la peur de l’échec : peur que notre texte soit mauvais, notre histoire mal racontée, la scène fade. En clair, peur que notre écriture ne soit pas bonne.

Dans ce cas, il est plus facile de reporter le moment où on s’installe devant l’ordinateur ou on prend son stylo et son carnet : après la douche, après avoir manger, après, après…

2. Rêvassement et autres distractions

Dans ces moments de « j’ai envie d’écrire, mais… », un rien peu distraire : vous avez repéré un fil qui s’effilochais sur votre pull ? Hop ! Vous voilà avec une paire de ciseaux en main, en quête du moindre fil qui dépasse.

Vous voyez le genre.

Votre esprit n’est pas à l’écriture. La concentration a quitté le chat. Rêvasser et être distraite (ou se laisser distraire) est une forme de procrastination.

Rêvasser peut être bénéfique. Visualiser une scène sous différents angles en faisant des zooms et des ralentis sur des personnages peut aider à écrire. Le problème, c’est que rêvasser ne fait pas apparaître des mots sur la page.

Je sais. C’est injuste et révoltant.

Pour ce qui est des distractions du style portable et ordinateur : réseaux sociaux, vidéos, tentation de regarder un épisode – juste un – de sa série et après, c’est décidé « j’écris ».

Regardez-moi dans les yeux.

Je sais, et vous savez, que dans trois heures vous serez encore votre écran… et ce ne sera pas avec un document Word sous les yeux.

3. Appréhension de l’étape de révision

Si vous écrivez, vous savez que la phase de révision et de correction du texte prend de la place et du temps dans le processus d’écriture.

Pour ma part, c’est surtout cette étape qui fait que j’ai du mal à me lancer. Le résultat attendu, qui s’approche le plus de la scène qui se joue dans mon esprit, ne sera pas obtenu au premier jet. Il faudra travailler dessus.

Je sais. C’est injuste et révoltant.

Cette étape peut apporter de la frustration car les corrections et améliorations possibles peuvent paraître infinies. Solution pour y échapper ?

Ne pas écrire, tout simplement ! Pas besoin de corriger un texte s’il n’y a pas de texte. #LogiqueImparable

+1. Je ne sais pas quoi écrire

Ne pas savoir quoi écrire peut être une dernière source de blocage.

Regarder le curseur clignoter sur un document Word vierge avec les doigts planant au-dessus du clavier sans presser de touches est une perte de temps. Et plus que cela, c’est terriblement frustrant.

Pin : Ces trois choses qui vous empêchent d'écrire.

Procrastination, distractions, appréhension de retravailler votre texte, qu’est-ce qui vous empêche d’écrire ?

Salutations ! Je suis Axelle, étudiante en Lettres Classiques, blogueuse littéraire créatrice et rédactrice de l'Alcôve aux histoires. Rêve et objectif : devenir autrice et vivre de ma plume.

5 commentaires

  • Enirtourenef

    Une citation de Sénèque que j’aime beaucoup et qui résume à peu près le schmilblik : « ce n’est pas parce que les choses sont difficiles qu’on n’ose pas, c’est parce qu’on n’ose pas qu’elles sont difficiles ».

    • Axelle Caneli

      Très belle citation 😉 c’est vrai que parfois quelque chose nous semble difficile, voire irréalisable, puis lorsqu’on décide de s’y mettre… eh bien, en fin de compte, ce n’était pas si compliqué x)

  • Romain

    Il ne faut pas forcer quand on bloque sinon ça ne marche pas du tout. Souvent l’inspiration vient d’un coup et il faut en profiter. J’ai souvent eu du mal à commencer ou finir mes histoires mais pour celle qui me tenait à cœur (une histoire de manoir hanté) l’inspiration est venue et j’ai tout écrit en moins d’un mois. 🙂

    • Axelle Caneli

      C’est vrai que c’est toujours plus simple lorsque l’inspiration est là ^^
      Après je pense que même si on bloque il faut essayer d’écrire – sûr, ce ne sera pas aussi bien qu’on le souhaiterait, mais ce sera toujours quelque chose qu’on pourra améliorer.

    • Enirtourenef

      Ce que je lis derrière les lignes, c’est que ton problème ce n’est pas l’inspiration mais la motivation. Tu as fini l’histoire qui te tenait à cœur parce que tu étais poussé par une motivation intrinsèque (c’était l’objet de mon dernier article, d’ailleurs). Le blocage sur les autres était peut-être simplement dû au fait que la motivation n’était pas suffisante !
      Au-delà de ça, je pense effectivement qu’un vrai blocage doit être laissé tranquille. J’ai fait une longue pause pendant plusieurs mois, parce que je ne me sentais pas prête, que je devais faire le deuil du talent, et je n’ai pas cherché à vaincre ce blocage, je l’ai laissé couler.

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