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Redonner du sens à sa vie

La formulation « redonner du sens à sa vie » peut sembler extrême. A l’heure où j’écris ces lignes, j’ai 19 ans. Je suis jeune. J’ai « la vie devant moi » comme diraient certains. Ce n’est pas l’impression que j’ai. Pas tout le temps.

Trouver du sens à mon existence n’est pas une problématique qui date du début de la pandémie ou du confinement. Je ne parlerai pas de la situation actuelle. Beaucoup de décès, l’avenir plus qu’incertain, la crise économique en perspective… je me tiens informée, mais je n’ai pas envie d’en parler d’en cet article.

Dans cet article je vous parle de motivation, de routine, et de comment redonner du sens à sa vie lorsqu’on se sent perdue.

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Motivation en dents de scie

Un jour je me lève dès que mon réveil sonne et j’attaque la journée. Organisée, déterminée, et sereine, je coche une à une les tâches de ma To-Do List. Le soir je m’endors avec un sentiment de satisfaction.

Puis le lendemain, c’est tout le contraire.

Après avoir suivi le cours « Apprenez à apprendre » sur Openclassrooms, dont je vous ai parlé la dernière fois, j’ai été motivée. J’avais fait une synthèse de mes envies et de mes objectifs, avec les étapes à accomplir pour y parvenir. J’étais motivée.

A lire : Avril 2020 : Cours en ligne, écriture, et futur incertain

Puis au bout de quelques jours, rien de tout cela n’avait d’importance. J’étais fatiguée. Cette alternance aléatoire motivée/pas motivée n’est pas idéale.

« Il y a des jours avec et des jours sans », me direz-vous. Je suis d’accord. Mais le problème, c’est que fonctionner de cette façon ne permet pas de faire des progrès. Il faut s’accorder des jours de repos. Sûr. Mais la journée ne peut pas être dictée uniquement par comment on se sent en se levant le matin.

Dans mon cas je pense que ce qui pourrait aider à combattre la flemme et la fatigue serait d’aller me coucher plus tôt, de faire ma To-Do List la veille au soir, et d’établir une routine.

Routine et train-train quotidien

Pour progresser dans ces différents objectifs, il faut que j’établisse une routine. Je le sais. Mais la routine me fait peur.

Comme la majeur partie de la population, j’ai été scolarisée. Ecole maternelle et primaire, ça va. Je n’en ai pas beaucoup de souvenirs. En revanche pour le collège et le lycée, des souvenirs, j’en ai. La routine :

  • Réveil
  • Préparation pour aller en classe
  • Journée de cours
  • Cours de danse (deux à trois fois par semaine le soir selon les années depuis mes 10 ans)
  • Préparation pour aller dormir
  • Sommeil

Et on recommence.

Bien sûr, il s’agit de la version ultra simplifiée. Chaque jour était unique. Même si dans l’ensemble ils se ressemblaient. Tout de même, de la 6e du collège à la Terminale du lycée, ça fait sept ans à suivre cette routine. De quoi s’en lasser. 🙂

Je pensais que la fac allait redonner sens à ma vie : nouvel établissement, nouveaux professeurs, nouveaux visages, nouvelles matières. De la nouveauté à n’en plus finir.

Déception.

Impression d’être à nouveau au lycée. L’emploi du temps n’était pas le même, mais c’était tout comme. J’ai tenu la première année, mon enthousiasme s’égrenait. Au début de la seconde année, je n’en pouvais plus.

« Combien de temps encore je vais bosser dans le but d’obtenir un diplôme ? »

« D’abord le brevet, puis le bac, puis la licence. Puis le master ? Le doctorat ? »

« Quand pourrais-je commencer à vivre ? »

Tout ça pour dire que la routine a une connotation négative pour moi. Objectivement je sais qu’avoir une routine, ne serait-ce que matinale, est positif. Il n’y a pas besoin de réfléchir à ce qu’on va faire. Ca permet de gagner du temps et de libérer l’esprit. Mais j’ai peur de retomber dans un cercle où tous les jours se ressemblent comme ça a pu être le cas pendant ma scolarité.

Retrouver du sens

Début 2020, je n’avais pas envie de prendre des bonnes résolutions. J’avais envie d’agir. Mes plans ont été contrecarrés par la pandémie de COVID-19, mais je sais ce qui me fait envie.

Depuis que j’ai suivi le cours en ligne dont je vous ai parlé plus tôt, les différents rêves et projets que je peux avoir paraissent plus atteignables.

Faite une liste, la plus précise possible, des choses que vous avez envie de faire et d’avoir. Le cours « Apprenez à apprendre » vous aidera à établir des étapes afin d’y parvenir.

Des rêves qui se métamorphosent en objectifs.

Tout n’est pas réalisable en une année. Certaines choses demanderont du temps, de la patience, de l’argent. Il faut faire des petits pas.

Par exemple : Un de mes objectifs est d’avoir mon propre chez-moi. Ca ne se fera pas en un an. Mais j’ai les étapes pour y parvenir en tête.

  1. Avoir mon chez moi.
  2. Cela implique une indépendance financière, et donc de trouver un travail.
  3. Je suis étudiante donc il me faut trouver un job étudiant (ou un job d’été/pour les vacances).
  4. Pour avoir ce job il me faut apprendre à présenter mon CV, et rédiger une bonne lettre de motivation.
  5. Je n’ai pas beaucoup d’expériences professionnelles, mais je peux quand même développer et améliorer mes compétences en prenant des cours en ligne (ex: anglais, améliorer qualités de rédaction, apprendre à maîtriser davantage les outils bureautique, etc.)

Voir ces étapes est motivant. Là il s’agit d’indépendance financière mais il y a d’autres domaines : le jardinage, la couture, le secourisme, et, bien entendu, l’écriture.

J’essaie d’organiser mon temps autour de ces différents sujets. De progresser vers ces objectifs. La routine me fait encore peur, mais j’espère trouver petit à petit un rythme qui me correspond.

Un jour je suis tombée sur une épingle sur Pinterest qui disait, en d’autres termes, qu’il n’y avait pas de but ultime à atteindre, seulement une vie devant être vécue. C’est vrai. Et libérateur.

Une fois le bac passé, j’ai ressenti comme si je me trouvais au bord d’un gouffre sous-marin. Je n’avais plus rien à atteindre. Plus d’objectifs. La vie était un grand espace vide dénué de sens (et d’intérêt).

Vouloir trouver un sens, ou vouloir redonner un sens à sa vie est normale. Il y a d’ailleurs différentes positions philosophiques sur le sens de l’existence humaine. Très intéressant, mais je ne m’attarde pas dessus.

Quelques soit nos objectifs, la vie n’est qu’un long moment à passer. Je suppose qu’il faut essayer de la passer de la manière la moins pénible possible. Penser à soi sans tomber dans l’égoïsme. Aider les autres sans s’oublier. Et faire la paix avec la réalité que je ne pourrais pas, à moi seule, rétablir toutes les injustices. Changer le monde est un travail d’équipe.

Merci d’avoir lu jusque là.


Pin : "Avoir des objectifs et redonner du sens à sa vie"

Avez-vous déjà eu des moments de grande lassitude où plus rien n’avait d’intérêt ni de sens ? Avez-vous réussi à vous en sortir ? Comment ?

Ces questions sonnent comme un énoncé de dissertation, mais je suis vraiment curieuse de savoir x)

Salutations ! Je suis Axelle, étudiante en Lettres Classiques, blogueuse littéraire créatrice et rédactrice de l'Alcôve aux histoires. Rêve et objectif : devenir autrice et vivre de ma plume.

Un commentaire

  • Enirtourenef

    Au contraire de toi, j’aime les routine, j’aime savoir ce que je vais faire et tout prévoir, c’est mon côté maniaque du contrôle. J’adore aussi m’asseoir sur un banc à la fac et apprendre. Dans le fond, le diplôme ne m’intéresse pas (j’ai suivi un cours facultatif ouvert à tous l’année dernière, avec partiel au bout, je n’ai jamais reçu ma note et je ne suis jamais allée la chercher), c’est apprendre qui me pousse ! Mais je peux comprendre que cette impression de faire toujours la même chose puisse angoisser alors que le temps se « dépense » comme disent les Anglais (alors que nous on le « passe »).

    J’ai eu un mauvais moment dans mon premier lycée. Je ne m’y plaisais pas, les gens y étaient cons. Année difficile. Changer de lycée m’a aidé. J’y ai rencontré des personnes super. Aujourd’hui ça fait longtemps que je n’ai plus eu ce sentiment de donner un sens à sa vie. Je sais que je veux devenir préparateur mental et aider des jeunes. Je sais que je peux aussi utiliser la radio pour aider les jeunes de la protection judiciaire, et devenir famille d’accueil pour eux ou pour la DASS quand j’aurais des thunes et un toit. J’ai mes podcasts, qui risquent d’attendre encore un moment avant que je puisse les lancer, mais en m’y prenant bien je devrais m’en sortir. Le truc, c’est qu’il faut trouver un but, un but qui raisonne, et ce but qui raisonne, même si c’est cliché de dire ça, c’est pas nous qui le trouvons, c’est lui qui nous trouve.

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