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(Sur)vivre sans Internet

Cette expérience a duré environ deux mois et demi. Du 15 mai jusqu’à fin juillet, suite à notre déménagement, ma famille et moi n’avons pas eu accès à Internet. Cette brusque coupure numérique – bien que frustrante – a eu des avantages. Dans cet article je veux partager avec vous les leçons que j’ai tirées à avoir une connexion Internet très limitée*.

*pour ne pas dire inexistante.

Une coupure brusque et difficile

Adieu, blogging…

Lorsqu’on est blogueuse le problème n’est pas seulement lié au fait de ne pas pouvoir publier. La maintenance devient impossible. Or nous savons que les mises à jour sont essentielles au bon fonctionnement d’un site. De quoi me faire angoisser que mon blog se fasse pirater en mon absence. #OuiJePsychote.

Adieu, divertissements : musique, séries, vidéos…

Ecouter de la musique est une partie intégrante de mon quotidien. Que ce soit pour se détendre ou pour stimuler l’imagination, la musique joue un rôle essentiel. Ne pas pouvoir aller sur Youtube et écouter en boucle des morceaux … ça a été un coup dur.

« Il y a la radio » me direz-vous.

Ce n’est pas pareil.

Le visionnage de séries était également impossible. Vous savez comme c’est frustrant de terminer un épisode avec un cliffhanger et de ne pas pouvoir regarder la suite. Ugh.

Les réseaux sociaux ne m’ont pas manqué car :

  1. Sur mon portable il n’y a que Instagram.
  2. Je passe rarement du temps sur cette plateforme.

Donc de ce côté-là, ça va. Après, il y a le cas particulier de Pinterest* sur lequel je reviendrai plus tard.

*qui est davantage un moteur de recherche qu’un réseau social, certes.

Adieu, enseignements : cours en ligne, reportages, documentaires…

Ne pas pouvoir écouter de musique, ou ne pas pouvoir regarder l’épisode 8 de Motherland: Fort Salem sont, bien sûr, des inconvénients mineurs.

Que ce soit OpenClassrooms pour suivre des cours, ou iKurso pour apprendre l’espéranto : impossible d’accéder à ces plateformes sans connexion internet. Pendant cette période l’apprentissage est devenu difficile.

Internet est une grande ressource de connaissance. Si ce n’est la plus grande. Il reste (et restera) toujours les bibliothèques et les médiathèques pour consulter des documents sous leur forme physique.

Mais en cette période d’épidémie, avoir la possibilité de consulter des ressources à distance est très important. Etant étudiante, et avec l’éventualité que certains cours se fassent à distance, ne pas avoir accès à Internet me pénaliserait dans mes études.

Article lié : Apprendre l’espéranto en 2020

Malgré ces inconvénients, plus ou moins importants dans le Grand Ordre des Choses, cette coupure numérique a eu des aspects positifs voire bénéfiques.

La vie sans Internet

Les yeux se reposent

Eh oui, cela paraît tout bête.

Sans Internet les raisons d’être devant son portable ou son ordinateur sont réduites. Et donc, par A+B, les yeux passent moins de temps à regarder un écran bleu. Et donc, par A+B, on préserve nos yeux.

Même dans le cadre de cours en ligne ou du blogging, je me suis rendue compte qu’il fallait augmenter la fréquence des pauses. Sinon, avec le temps, la vision risque de s’affaiblir et de baisser plus vite.

Redécouverte des soirées DVD

Les premiers soirs dans le nouvel appartement j’ai regardé la première saison de Doctor Who; replonger dans cet univers était fantastique.

Depuis, je regarde plus souvent des films de la collection familiale. J’en découvre ou redécouvre certains. Un des avantages des DVD est la possibilité de choisir la langue. Donc pour améliorer sa compréhension orale il est possible de regarder un film qu’on connait déjà. Si la langue cible est disponible, bien entendu.

Plus de concentration

Les divertissements sont à double tranchant. Ils envahissent facilement l’esprit et consument notre temps. Surtout que les propositions de nouveaux contenus sont en accord avec nos goûts.

Youtube : écouter de la musique, c’est super. Je suis de ces personnes qui écoutent de la musique pour booster leur imagination. Il est facile de passer des heures à imaginer des chorégraphies de danse, des scènes de mes romans adaptées au cinéma, etc.

L’inconvénient est que je finissais par m’enfermer dans mon imagination et à perdre contact avec le monde réel.

Pinterest : Formidable pour trouver des idées d’écriture, de recettes, de décoration d’intérieur, et d’esthétisme en général.

Inconvénient : on peut rapidement se perdre et passer des heures à enregistrer pin après pin dans différents tableaux. Et fixer l’écran pendant une période de temps prolongé est néfaste pour les yeux.

Sans Internet il est plus facile de commencer une tâche et de la finir en une fois (par exemple écrire 2000 mots) sans se laisser distraire par des notifications. Et sans s’en détourner « juste cinq minutes » parce qu’on rencontre des difficultés à effectuer cette tâche.

Apprendre à vivre sans Internet*

*Ou du moins avec moins d’Internet

Depuis que Internet est revenu à la maison, j’ai noté des changements dans mes habitudes :

  • Le soir j’éteins le wifi, et je le rallume le matin quand je le décide. Résultat : je ne suis plus envahie par les notifications dès le réveil.
  • Je passe moins de temps sur Pinterest.
  • Je regarde moins mon portable sans raison.
  • Lorsque je travaille à l’ordinateur, je mets un sablier près de moi afin de me souvenir de faire des pauses.

Cette pause forcée m’a rendue consciente de ma consommation d’Internet. Sans que je m’en aperçoive je passais la majeure partie de ma journée devant un écran. Soit pour le travail soit pour me détendre. Et la solution à l’ennui était automatiquement Pinterest ou Youtube – ou les deux en alternance. Et pouf ! les heures s’écoulent, la journée est finie, et rien n’a été fait.

Maintenant que j’en ai pris conscience, je vais continuer à faire attention au temps passé sur Internet et devant les écrans à l’avenir.


Passez-vous beaucoup de temps sur Internet ?

Epingle Pinterest : Survivre sans Internet

Salutations ! Je suis Axelle, étudiante en Lettres Classiques, blogueuse littéraire créatrice et rédactrice de l'Alcôve aux histoires. Rêve et objectif : devenir autrice et vivre de ma plume.

2 commentaires

  • Enirtourenef

    Pour ne pas dépendre d’internet pour la musique, j’ai un MP3 ! 😉 Alors certes, on peut pas tout avoir tout le temps sous la main, mais au moins nos incontournables !

    Je ne pourrais pas écrire sans internet… les jours où je ne suis vraiment pas dedans je vais avoir tendance effectivement à aller faire un tour sur tel site, rafraîchir mes mails mais sans internet eh bien je me dirais « tiens ! il faut je fasse ça, aussi » et j’arrêterais d’écrire « juste 5 minutes ». J’ai vraiment besoin d’internet pour les prénoms des personnages que j’invente au fur et à mesure, les bons termes, etc. Cet été je me suis retrouvée à Paris, sur un banc dans un parc à écrire pour un appel à texte sur un carnet. Sans internet. Et mon texte est rempli d’astérisques qui indiquent que je dois mettre un synonyme, que ce n’est pas le bon mot, etc. Quelle galère !

    Je passe beaucoup de temps sur internet, mais ces dernières semaines j’ai retrouvé le plaisir de la lecture. En fait, ça faisait des mois que j’avais envie de lire mais que rien ne me tentait dans les romans que je trouvais, du coup, je ne lisais pas. Alors j’ai pris le taureau par les cornes et je me suis dis que j’allais tenter un manuel d’Histoire, et ça m’a convenu, donc là j’ai lu : un manuel d’Histoire, j’ai commencé une monographie que j’ai interrompu pour un roman que je voulais relire (il m’a mise par terre xD), je l’ai terminé et là je suis sur un petit bouquin sur l’Égypte antique et ensuite ce sera un gros bouquin sur la Mésopotamie et ensuite… j’ai 7 mois de National Geographic à rattraper x) et des romans m’ont tapé dans l’œil donc ça sent la dépense alors que j’ai pas de thunes x)

    • Axelle Caneli

      Maintenant que j’y pense, je n’ai jamais eu de MP3… pourtant question pratique, c’est vraiment le top.
      Aucun risque d’être interrompu en pleine écoute par un message ou un appel x)

      Ah oui, je peux comprendre dans ce cas-là. Si internet est un outil d’écriture pour toi au même niveau qu’un stylo, par exemple, c’est sûr qu’écrire sans devient rapidement compliqué.

      C’est chouette que tu aies trouvé des lectures qui t’ont redonné goût à la lecture justement x) Je suis contente pour toi ! J’admets que le fait que ce soit un manuel d’Histoire m’a surpris, mais en y repensant, si tu aimes l’Histoire, eh bien, ça fait sens x) et oui les dépenses pour les livres ça fait toujours mal au porte-monnaie xD
      PS : si je peux me permettre : quel est le titre du roman dont tu parles ? Celui que tu as relu ?

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